12 juin 2011

Moi, j'irais jamais au Brésil ça craint. 25 personnes sur 200 000 sont tuées par an à Sao Paulo!

Ça y est, j'ai poussé la porte de sortie Mercredi midi, en me disant que c'était la dernière fois, en tout cas la dernière fois avant de venir récupérer mon diplôme en Octobre. Et sur le chemin qui me menait des escaliers à la porte, j'ai bien cru que j'allais pleurer. Oui, pleurer comme un bébé. Cette porte était symbolique. Quand je l'ai ouverte, je me suis jetée dans le monde. Le vrai monde. Et quand elle s'est refermée derrière moi, le lycée, la primaire, le collège, l'enfance quoi, tout s'est refermé. En sortant Mercredi, j'ai dit adieu à tout ça. Mais tout de même, avant de descendre les escaliers, je n'ai pas pu m'empêcher de jeter un coup d'œil par dessus mon épaule. Et là mes yeux brillaient.

Je suis rentrée chez moi, et malgré mon oral que j'avais à réviser pour le lendemain, je n'ai pas pu m'empêcher de me repasser en revue ces trois années. Et puis cette matinée, surtout cette entrevue avec une prof qui m'avait toujours un peu inquiétée, et que pour une raison absolument sans intérêt, j'avais du aborder. Et bien il s'avère que cette prof est un peu dans la même situation que moi : dernière semaine au lycée. Après c'est la retraite. Étrange non? Une quarantaine d'années d'écart, mais les mêmes préoccupations. Quoi qu'il en soit, elle m'a beaucoup touchée. Et je me rappellerai d'elle longtemps à mon avis.

Mais il a fallu s'y mettre. Et à peine mon chagrin mis de côté, les cahiers, fiches et livres de DNL sont sortis le remplacer. Temporairement. Parfois, c'était vraiment insoutenable. Alors j'allume mon ordinateur. Et je regarde ma boîte e-mail. Je n'aurais vraiment pas dû. Je vois un mail d'une prof que j'avais adoré et vénéré presque toute l'année, à qui j'avais écrit une petite lettre de remerciement dans laquelle j'ouvrais un peu (peut-être trop) mon cœur. Chose que je fais rarement, et que je ne fais jamais face à mon interlocuteur, toujours par mots interposés. Lâcheté? Sûrement. Quoi qu'il en soit, elle m'a répondu. Alors j'ouvre le mail. Et au fil des lignes, je sens la température de mon visage augmenter, et ma vue se fait un peu plus trouble. Oui, je suis en train de pleurer. Et Dieu que cela m'a fait du bien! Ensuite j'ai écarté l'ordinateur, et j'ai pleuré comme une gamine de 5 ans à qui on a interdit de manger la pattée du chat (exemple totalement dénué de sens au passage).

Mais il a bien fallu se remettre à la DNL, sur laquelle je n'ai finalement pas pu me concentrer, ni cet après midi, ni le lendemain matin, avant de partir pour Gerland et la cité internationale. Ce bahut est vraiment étrange. Tout en verre, un peu comme le mien, mais l'intérieur est vraiment étrange. Pour commencer, avant de passer la porte d'entrée, j'entends parler espagnol, et à l'intérieur, ça téléphone en anglais (américain). Au dessus de la grand allée centrale sont suspendus des drapeaux de pas mal de nations, et un drapeau de l'ONU. UN, ou Vereinigten Nationen. Oups, la DNL me monte un peu à la tête. Si seulement elle m'était montée un peu plus à la tête... Je retrouve une collègue Euro, et on discute un peu cherchant des toilettes. Ici, les salles sont disposées autour de l'allée centrale, des escaliers en métal sur les façades permettant l'accès aux autres étages de ces sortes de blocs de salles. Très étrange. Mais franchement sympa en fait! Bon, sauf les toilettes où une fille est occupée à espionner sa voisine, debout sur la cuvette et les avants bras appuyés sur le mur pour se tenir, tout paraît à peut près semblable à Blaise! Après cette petite introduction au lycée, on va s'assoir en face de LA salle où on doit donner notre oral.

S'en suit une longue attente, des discussions anxieuses avec les autres candidats, au sujet de l'oral, mais aussi au sujet des résultats de l'admission post bac qui doivent tomber au moment où nous attendons. Et ils tombent. SMS de la mère : je suis prise en hypokhâgne. Pas une surprise pour certains, mais pour moi, c'est un sacré soulagement! Alors s'en suit une euphorie, qui, combinée au manque de concentration de la veille et de la matinée, me fera foirer mon oral, mais alors joliment. Merci, maman, merci Blaise. Ça fait très mal. Mal au cœur, parce que 3 années de classe Euro se soldent par ça. 3 ans sont gâchés par une fin de cours triste et une annonce. Et alors là, en sortant, je repense à ma prof d'allemand, et à la tête qu'elle fera quand je lui dirai que je n'ai pas la mention, alors que je l'avais plus que largement avec mes épreuves blanches. Okay, il ne faut pas que je pense à elle. Alors je me mets en route pour le métro. Et je me trompe de sens évidemment. Demi-tour, j'appelle les copines en route. Presque toutes au même bahut l'année prochaine. Voilà enfin quelque chose qui me remonte le moral. Puis, en attendant à la gare, je vois ma prof d'Italien qui m'a accompagnée pendant mes trois année qui sort du bus la ramenant du lycée, flanquée de deux autres profs du lycée. Rien de tel pour me faire retomber dans ma nostalgie...

La soirée fut faite de coups de fils enjouées de la famille qui tenait à me féliciter, mais surtout à me dire « tu vois je te l'avais dit que tu serais prise ». Ma mère n'a pas pu s'empêcher de se vanter d'avoir une fille prise en classe préparatoire, littéraire qui plus est... Vous comprenez, entre un BAC d'arrache au rattrapage, et une classe prépa (même si je ne survivrai sûrement pas au premier semestre), il n'y a pas photo... Cette folle a même sorti le champagne, alors que la seule chose à laquelle je pensais était cet oral gâché. Gâché. Oui c'est le mot.

Enfin il a tout de même fallu que je m'en remette, je ne voulais pas continuer à me morfondre, alors j'ai tout de suite attaqué les révisions. Géo pour commencer. Et, honnêtement, j'ai juste fini ce soir, à trois jours du début des exams... Je n'y pense même pas à ce BAC, je pense à l'horreur de l'année prochaine. Ma mère m'engueule. Comprenez, elle n'était stressée pour rien, elle. Mais qu'est-ce que j'y peux moi? J'ai déjà testé toutes les homéopathies du monde. Raté! Alors après avoir fini tous mes sujets de géographies dans mes annales, je stresse, je glane des infos sur le net, des témoignages. Certains, rassurants, d'autres... Beaucoup moins!

De toute façon, l'argument suprême pour me calmer c'est : il te reste toujours la BAC avant très chère! Jeudi. Philo. Et Vendredi, Histoire. Les deux plus grosses épreuves. Puis Allemand Lundi. Les trois matières écrites qui comptent pour moi. Après, l'éco je gère toujours. Et les maths, j'en ai rien à cirer. Si j'ai 10 je débouche le champagne. Voilà. Super programme. Et puis il restera l'Anglais... Niark! Je vais m'éclater! J'adore la tête des profs quand je commence à parler. Sans vouloir me vanter, mais quand même un peu, je leur en met plein la vue. L'Anglais, seule perspective joyeuse pendant ces deux semaines. Avec l'Allemand aussi un peu. 

Posté par Juile15 à 23:21 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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